UNE NOUVELLE ÉGLISE PAROISSIALE DU DÉBUT DU 20e SIÈCLE
Cette chapelle
remplaçait elle-même une autre chapelle du même nom détruite au milieu du 17e siècle qui se trouvait dans les environs et
s’écroulait. La chapelle de 1912 est nommée dans les différents documents
NotreDame de l’Écherelle ou Notre-Dame-des-Trévois.
Monseigneur Maurice Feltin, évêque de Troyes,
décide de construire une église définitive, centre d’une nouvelle paroisse, en
grande partie financée par un comité de grands industriels du textile ainsi que
par un système de souscription. Le paysage urbain et le parcellaire desserré du
quartier des Trévois offrent la possibilité d’une vaste construction tout à fait
novatrice, atypique, dans une tradition ancestrale et répondant aux nouvelles
préoccupations sociales de l’Église. Dom Bellot, moine bénédictin, est chargé
de cette réalisation dont la première pierre est posée le 6 décembre 1931 par
Monseigneur Feltin.
Une plaque située sur le chevet de l’église mentionne cette
date. Le suivi des travaux qui connaissent trois campagnes successives est assuré
par les architectes troyens Joseph Hugot et René Roger. L’édifice est consacré
le 18 juin 1934 et mentionné dans la revue L’Architectureen 1936. Le 18
novembre 1938, l’église NotreDame-des-Trévois est érigée en paroisse sous le
titre de Notre-Dame des Sept Douleurs.
Elle est classée au titre des monuments
historiques depuis le 6 juillet 2001 et labellisée « Patrimoine du XXe siècle »
de facto. Il s’agit de la seule église troyenne dédiée à la Vierge Marie et du
premier édifice troyen du 20e siècle à bénéficier d’une protection au titre des
monuments historiques. Elle est la propriété de l’association diocésaine de
Troyes.
Après la construction de l’église, la chapelle des Trévois a été
transformée en salle de spectacle puis aménagée en salle paroissiale. Par
ailleurs, sa bibliothèque attenante est devenue une petite chapelle. On y dit
encore la messe, perpétuant ainsi le souvenir de NotreDame de l’Écherelle.
