dimanche 14 juillet 2024

Églises à pans de bois en Champagne


CARACTÈRES GÉNÉRAUX

La Champagne compte dans ses régions Est et Sud quatorze églises ou chapelles construites entièrement en pans de bois et environ autant d’autres associant ce matériau à la pierre. Ces chiffres en font, bien avant la Normandie, le principal ensemble français d’églises en bois et l’un des tout premiers d’Europe occidentale. Mais l’essentiel tient à l’intérêt de ces édifices, remarquables non seulement pour des qualités d’authenticité et de fraîcheur attendues de construction rurales, mais aussi pour leur diversité, leur originalité, leur valeur monumentale et leur environnement souvent séduisant. Ces mérites s’observent surtout dans une douzaine d’édifices principaux, d’allure variée, mais sensibles à l’évolution générale de l’architecture et qui témoignent d’une utilisation savante et méditée des techniques d’édification en colombage.

Église de l' Exaltation de la Sainte Croix  de Bailly-le-Franc (10)


Marne et la Meuse, ont gêné l’exploitation touristique, mais elles bénéficient aujourd’hui de la proximité des lacs artificiels de Champagne humide et du Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient. L’intérêt des historiens et des amateurs ne s’est porté qu’assez tardivement sur ces curieux édifices. Le pan de bois ne présentait pas au XIXe siècle le caractère pittoresque qu’on lui a reconnu depuis, d’autant que sur la grande majorité des églises – à la notable exception de celle de Lentilles

église St Jacques et St Philippe de Lentilles (10)

il était soigneusement dissimulé sous un enduit à la chaux (remplacé au XXe siècle par un enduit au ciment encore plus ingrat) qui en dissimulait plus ou moins l’originalité de la structure. Ce n’est qu’en 1911, à l’occasion du Congrès archéologique de Reims, que parut, sous la plume de l’architecte Tillet, la première vue d’ensemble sur le sujet. La première protection au titre des monuments historique fut prononcée en 1921 et concerna la chapelle de Soulaines-Dhuys.

Chapelle St Jean de Soulaines-Dhuys (10)

De nos jours, sur les quatorze églises et chapelles en pan de bois, quatre sont classées, et cinq inscrites, sans compter les protections d’édifices mixtes. Une autre marque de l’intérêt croissant pour ces édifices souvent modestes fut la campagne de presse qui aboutit au remontage en 1970 de l’église de Nuisement sur les bords de la retenue du Der, sous les eaux de laquelle ce village devait disparaître. Dans les années 1960 débutèrent les restaurations visant à remettre le pan de bois en valeur. La traduction première de cette politique fut l’enlèvement des enduits extérieurs - que ne conservent plus guère à présent que deux ou trois églises - sans que l’on ait cependant d’indications précises sur la visibilité du pan de bois au moment de la construction. Un autre aspect spectaculaire de ces restaurations fut le dégagement de la structure intérieure, dans certains cas -tels Longsols ou Lentilles - totalement dissimulée jusque là sous de fausses colonnes ou de fausses voûtes. 

Église st Julien l'Hospitalier et st Blaise de  Longsols (10)


Dans un cas extrême – l’église de Mathaux -, la restauration alla jusqu’à la reconstruction totale, de 1983 à 1986, de la nef et du clocher qui la précède, emportés par une tempête peu auparavant.


Église st Quentin de Mathaux (10)


Les églises en bois de Champagne : géographie et datation d'ensemble

Les églises champenoises à pan de bois subsistant de nos jours s’étendent sur un arc de cercle de plus de 200 km menant des crêtes pré-ardennaises au sud-ouest de l’Aube, en passant par Vitry-le-François, Brienne-le-Château et Troyes.

lundi 8 juillet 2024

Patois champenois

 

             Les mots d’antan

       ou  

         Quelques mots du Parler Champenois

 


Ce sont des mots encore dans la mémoire des anciens.

Remarque:

Ces mots, utilisés à l’oral, n’étant pas habituellement écrits, l’orthographe en est parfois variable et aussi la prononciation.

Le patois n’a pas droit de cité à l’école.

Certains mots qui n’ont pas d’équivalents en français standard nous paraissent si familiers que l’on ne les considère pas comme du patois ainsi s’entrucher.

Il y a parfois confusion entre parler dialectal et registre familier, argotique

Il y a les mots qui désignent un usage perdu sans être du parler champenois ainsi

paillasse pour désigner une enveloppe garnie de paille qui sert de matelas, ou encore : les (chaussettes) russes qui étaient des morceaux de toile, chiffons, servant à envelopper les pieds, à l’origine utilisées par les soldats de l’armée russe et n’ont été que récemment remplacées par des chaussettes normales mais coquassier est bien un mot de la Marne.

 

A cabido, à cabidos : Sur le dos de quelqu’un. Porter un enfant à cabidos.

Affutiaux, Futiaux: Les vêtements. Habits usagés

Argannier, arcannier: Personne gauche, maladroite. Mauvais ouvrier

Altopier: Mauvais ouvrier

S’accouver: S’accroupir

Anhotter, ahotter: Être embourbé, empêché d’avancer

Une attelée: Durée de travail dans la journée.

Avoindre, aveindre: Attrapper un objet, atteindre en faisant un effort

Avoinée: une raclée, une volée de coups, mettre une avoinée

Avoéner: nourrir à profusion. Donner de l’avoine aux chevaux (est-ce un autre mot que le précédent? L’idée d’une grande quantité de coups ou de nourriture))

Avoir les bloquets: Avoir des courbatures, des crampes

Bâche: Serpillière (la loque aux confins des Ardennes. En Suisse, vaudois: panosse)

Badrée: Pâtes à gaufres, à crêpes. Grande quantité de mélange,  éventuellement mélange pour le sulfatage des vignes.

Bagnolet: Coiffe avec une large visière, portée par les femmes pour se protéger du soleil lors du travail à l’extérieur. Faite de cretonne avec une armature de rotin ou d’osier fin. (A Vertus on dit la hâlette, titre du journal des “ragraigneux”)

Barbiche: Avoir de la barbiche, se dit d’un enfant qui s’est barbouillé en mangeant, avoir quelque chose autour de la bouche…Le mot barbiche figure dans le dictionnaire du français standard. Il s’agit plus probablement d’un usage familier de ce mot)

Bassière: Flaque d’eau. Liquide dans un fond de tonneau

Bètin: Bestiole, drôle d’animal

Boudine: le nombril

Bouvreu: Raisin encore vert à la vendange

Brousiner, broussiner: : Une petite pluie fine

Brouillasser, ça brouillasse: Pluie fine

Ça dégaille, dégailler: Au moment du dégel, ça dégaille. Terre boueuse, glissante

Un caillot: Une noix

Catherinette: Coccinelle

Carteler: Dans un chemin éviter de rouler dans des ornières trop profondes, en choisissant de rouler sur un bas-côté et le milieu du chemin.

Charbonnée: Morceaux de cochon distribués aux voisin lors de l’abattage

Charculot: Malvenu d’une portée, d’une couvée, le dernier né

Chanlatte: Gouttière

Cochelet: Repas de fête à la fin des vendanges

Coquassier, cocassier ou coquetier: le commerçant qui ramassait dans les fermes des oeufs, des volailles, des lapins et puis les revendait …

Coquemar: Bouilloire sur le coin de la cuisinière

Corasse: Grenouille

Crouni, être crouni: Fatigué, épuisé, fourbu

Cuider, ça cuide, ça décuide: Vendange plus importante que prévue, ou moins importante (vient sans doute du vieux français “cuider”:croire)

Dedrussir: Enlever des herbes, des plantes en trop pour que la plantation soit moins drue. Desserrer

Ça dégaille, dégailler: Au moment du dégel, ça dégaille. Terre boueuse, glissante

Déloqueter: déshabiller (dialectal ou argotique?)

Derne, darnu, les darnus de mai: Avoir la tête qui tourne, pris de vertige. Être un peu fou.

Drapiot: Couche, lange pour bébé

Empierger (s’): Se prendre les pieds dans quelque chose (Canton de Vaud, Suisse: s’encoubler)

Entrucher (s’): Avaler de travers (le français standard n’offre pas de mot pour cela)

Escarter, essarter: nettoyer le bois dans la coupe

Epantiau, Epantail : Epouvantail

Fouire, déclichette: La diarrhée

Ferloque: Des objets sans valeurs, des guenilles

Fier: Acide, un vin fier

Gadouille, gadouiller, gadouilleux: Boue liquide terre détrempée,  patauger dans la boue

Gouille, gouiller: Flaque d’eau

Gôyer: se salir, salir

Galette: Employé pour: tarte

Galipes: Les vignes

Geindeux: Désigne quelqu’un qui se plaint souvent. “Un bon geindeux vit vieux”

Godine: Génisse, vache

Gougnafier: Personne qui se comporte salement, qui gâche les choses

Hoché: Secoué, ivre. Sur le point de mourir. Il est complètement hoché

Hocher: Faire. Quoi que t’hoches?

Hocques: Souche de vigne, cep sec coupé au moment de la taille

Hordon: Equipe de vendangeurs

Mahonner: Marmonner

Mai: Bouquet de muguet que l’on accroche au premier mai

Maumûr, les maumûrs: Raisins qui ne sont pas mûrs. Le panier de

maumûrs. Les maumûrs sont (étaient) destinés à la rebêche, à la piquette

Menteries: Mensonges, racontars

Midauguée: Mélange de sulfate de cuivre et de chaux vive pour le sulfatage des vignes.

Mingrelle: Gros moustique

Mouziner: Bruiner, brouillasser, brousiner. Ca mousine

Moyère: Tas d’échalas dans les vignes

Nareux: Une personne sourcilleuse, difficile, exigeante, sur les aliments

Nature (vin): vin blanc avant la champagnisation. Vin nature de la Champagne

Nicasser: Rire bêtement, ricaner

Odé-e, hodé-e: Complètement fatigué-e, épuisé-e

Ourser: Il est entrain d’ourser aux champs. Travailler dans son coin

Papinette: Cuillère en bois avec un long manche pour la cuisine

Passette: Petite passoire

Patasser: Piétiner, marcher sur place

Patichonner: Malaxer maladroitement

Pétériot: Genèvrier. Autrefois attaché sur la façade des cafés, sorte d’enseigne.

Poireau: Verrue

Queurce: Pierre à affuter

Racoin: Endroit difficile d’accès. “dans tous les coins et les racoins”

Ragrainer: Ramasser les petits morceaux. Ragrainer son assiette,

ramasser les miettes sur la table, au fond du plat.

Ratabouiller: Rebouillir le vin

Récoué: Fini, mort. Défleuri

Relavette: Chiffon à laver la vaisselle

A tantôt: À tout à l’heure, à bientôt. À cet après-midi

Taugnée, brossée, avoinée: Des coups. Râclée, volée

Trésalé: Grain trop mûr, ridé

Verder, envoyer verder: projeter, aller vite

Anciennes mesures:

L’arpent 42 ares (environ) ou 8 denrées

Mot d’origine gauloise a donné: arpenter, arpentage, arpenteur. Lemot arepennem désignait ce qui est devant, l’extrémité d’un champ avant de désigner une surface 2 arpents et demi = un hectare

La denrée

La perche

Le boisseau: 12 litres (matière sèche)

Pour la semaison : six boisseaux l’arpent

Le muid : i8 hl 28

Le demi-muid

La feuillette: 137 litres

Pour mémoire, le mètre

Naissance du mètre en 1791.

Les cahiers de doléance rédigés lors de la Révolution de 1789 réclamaient une mesure universelle pour s'affranchir de l'arbitraire des unités de mesure seigneuriales.

(…) 26 mars 1791, date de création du mètre qui est défini comme la dix millionième partie du quart du méridien terrestre.

(…) il faudra attendre la loi du 4 juillet 1837, sous le ministère de François Guizot, pour que le système métrique décimal en France2 soit adopté de manière exclusive.

Prononciation

Timbre des voyelles:

Argot pour ergot

Alle (elle) a venu

Ratourner pour retourner

Les voyelles nasales parfois plus fermées

Permutations ou métathèse:

Bertelles (bretelles)

Ortrie, ostrie (ortie)

Palatalisation:

Biau (beau)

Tyuré (pour curé)

Gadouille (gadoue)

Compter les œufs :

1 oeuf, 2 “deuzeu”, 3 “trwazeu”, 4 “katroeuf”, 5 “sinkoeuf”, 6 “sizeu”,

7 “setoeuf”, 8 “huitoeufs”, 9 “neufoeuf”, 10 “dizeu”….

Et vous ? Comment comptez-vous les œufs ?

La règle étant : œuf “œuf” au singulier, œufs au pluriel prononcé avec changement du timbre de la voyelle, ouvert/fermé, et suppression du “f” en finale. “lezoeu”.

Or à date ancienne, en Champagne comme dans quelques autres régions de France, la prononciation représentée ci-dessus était courante.  A Villevenard il en était encore ainsi dans les années 50,60.

C’était si naturel que ce fut une grande surprise pour l’auteure de ces lignes de découvrir, très tard, qu’elle comptait, spontanément, les œufs de cette manière. La différence vient de la liaison en “Z” qui entraîne la modification du timbre de la voyelle et la disparition du “f” final.

Cette manière de compter semble avoir disparu chez les plus jeunes. Il faut dire aussi que l’on ne va plus guère ramasser les œufs…

 

Emploi des auxiliaires : être et avoir

Tendance à généraliser l’emploi de l’auxiliaire avoir.

Il(s) ont venu. il’ont venu pour ils sont venus

Il(s) ont mangé pour ils ont mangé (normalement avec liaison en Z)

Proverbes / expressions

T’es comme à Gourgançon à table jusqu’au menton

Un bon geindeux vit vieux

Les darnus de mai

Des pruneaux M’sieur l’curé, not’ cochon n’en veut plus.

Et les nombreux proverbes en rapport avec le calendrier et les saints liés à la culture et à la vigne…

 

Quel est le nom des habitants de Villevenard ?

Le sobriquet connu est : les cossiers…

Dans: Le lexique du paysan et du vigneron champenois de Lise Bésème-Pia, la définition proposée est : vigneron, mangeur de cosses ou fèves.

Mais dans ce cas ce nom de cossier désigne tous les vignerons champenois, pourquoi seulement les habitants de Villevenard ?

On est tenté en premier lieu de rapprocher ce mot d’un mot familier connu: cosse, avoir la cosse (être paresseux) mais le dérivé serait cossard et sincèrement on ne voit pas le moindre rapport.

Dans le dictionnaire Littré, figure le mot cosser signifiant: se heurter la tête l’un contre l’autre en parlant des béliers. Sens figuré: Il ne fait point bon cosser avec de telles gens.

Cela remet en mémoire une opinion formulée par un notaire de la région selon lequel la réputation générale des gens de Villevenard est que ce ne sont pas des gens faciles, qui ont la tête dure.

Qu’en pensez-vous?

Et pourquoi appelle-t-on les Rémois cornichons?, Les habitants de Troyes, les ribauds?

Quelques généralités…

Le français langue d’origine latine, s’est répandue, sur des bases écrites à partir de la région parisienne. À côté de cette langue commune des langues régionales n’ont pas totalement disparu. Le basque, une des plus anciennes langues d’Europe aux origines inconnues, le breton qui appartient à la branche celtique, l’alsacien, le flamand qui appartiennent à la branche germanique et des parlers romans qui appartiennent à la branche latine. Dans cette branche on distingue les parlers du domaine d’oïl, au nord de la France, du domaine d’oc, au sud et du domaine francoprovençal, Savoie, Suisse . “oïl” et “oc” sont les deux manières de dire “oui“au Nord et au Sud de la France.

Chacune de ces langues a sa propre histoire. Plusieurs d'entre elles ne sont quasiment plus parlées. Il s'agit presque toujours de langues ayant perdu toute unité, éparpillées en de nombreux patois variant parfois d'un village à l'autre. C'est le cas de la plus grande partie des langues d'oïl. Il n’existe que de rares exceptions comme le gallo qui survit grâce à l'appui des mouvements identitaires bretons ou le picard sous la forme d'un patois du nord : le chti. langues d'oïl : le francien, l'orléanais, le tourangeau, le berrichon, le franc-comtois, le wallon, le picard, le champenois, le normand, le gallo, le poitevin-saintongeais, l'angevin, et le bourguignon (cf. Henriette Walter)

 Un parler: variété de langue parlée sur un territoire restreint tout comme le patois.

Un patois: variété de langue restreinte à un petit nombre de locuteurs et parlée sur un territoire également restreint, généralement rural.

Un dialecte: ensemble de plusieurs patois partageant des caractéristiques communes.

Le dialecte champenois faisait partie des langues d’oïl. Mais sa grande proximité avec la région parisienne a fait qu’il a eu du mal à survivre. Ce qui en subsiste concerne généralement le travail de la vigne, du vin et des champs et varie souvent d’un village à l’autre.

Au XIIème siècle, Chrétien de Troyes, à la cour des comtes de Champagne est considéré comme le premier romancier de langue d’oïl. Il écrit dans une langue déjà dominée par les usages de Paris.

La Champagne linguistique correspond aux départements de la Marne, de l’Aube et de la Haute-Marne.

 

Bibliographie:

Lexique du paysan et du vigneron champenois, Lise Bésème-Pia, chez Jean-Luc Binet.

Le parler de Champagne, Michel Tamine, chez Christine Bonneton, 2009

Le Parler Champenois, Gustave Philipponnat, 1941

Petit vocabulaire du langage champenois, G.Crouvezier, 1959

Janvry-Germigny, Les mots oubliés, Guerlin-Martin& fils, Reims, 1998

Aventures et mésaventures des langues de France, Henriette Walter, éditions Honoré Champion, 2012

Revue “Lou Champaignat”, Troyes

samedi 29 juin 2024

Comte Adolphe de Launay

 

M. le Comte de Launay

Dans un jardin public de Troyes, « la Vallée de Chevreuse », a été inauguré le samedi 6 décembre 1930, un très beau monument élevé en la mémoire de M. le Comte Adolphe de Launay, dû au ciseau du sculpteur Suchetet (auteur du Rapt du jardin de la Préfecture) .

Son nom prend une des premières places dans l’histoire de notre département.


Monument du Comte de Launay à Troyes


Né le 27 mai 1854 à Clérey, Adolphe de Launay est admis après ses études classiques, à l’Ecole Polytechnique. Il poursuit de vastes études et connaît à fond les problèmes agricoles. Il exploite lui-même et avec le plus grand succès, la ferme de culture et d’élevage de sa propriété de Courcelles (Clérey) et est l’initiateur de toutes les Sociétés agricoles de sa région.

Il est Président du Syndicat agricole de la Caisse Locale contre la Mortalité du Bétail, de l’Association des Laboureurs, du Comice Agricole, de la Coopérative Départementale Agricole, de la Caisse Régionale de Crédit agricole, de la Caisse de Secours contre la Grêle, de la Commission de Perfectionnement de l’Ecole Ménagère Agricole, de la Fédération des Associations Agricoles, Membre du Conseil de l’Office Agricole, de la Caisse de réassurance contre la Mortalité du Bétail, de la Commission de Perfectionnement de l’Ecole d’Agriculture d’Hiver, de la Commission de Contrôle de la Station de Sélection de Semences, de la Commission Météorologique… Il est également censeur de la Banque de France, et le plus ancien membre de la Société Académique, dont il fut Président.

Malgré ces charges qui, pour d’autres auraient été écrasantes, M. de Launay, esprit méthodique et doué d’une rare puissance de travail,  apporte dans toutes ses fonctions, l’activité la plus grande et la plus féconde.

Grâce à M. de Launay, l’Aube est le département où les œuvres agricoles sont les plus nombreuses et les plus prospères. Il reste maire de Clérey pendant 40 ans.

Elu en 1889 au Conseil général de l’Aube (jusqu’à son décès), ses avis font autorité, il connait à fond toutes les questions départementales « il n’est pas de meilleur conseiller, plus pratique, plus expérimenté ». Il est élu Député de l’Aube en 1924.

M. le Comte de Launay décède le 16 mars 1927, en pleine connaissance. La veille au soir, malgré ses terribles souffrances, il signe encore des pièces administratives. Il n’a pas voulu se laisser abattre par la maladie pourtant incurable qui le mine depuis de longs mois. Stoïquement, il subit les traitements les plus pénibles. Et, malgré ses forces déclinantes, il trouve assez de ressort dans sa volonté énergique et dans son intelligence toujours si lucide, pour accomplir sa tâche quotidienne, au bénéfice des nombreuses Associations auxquelles il apporte le secours de sa science, de son expérience et de son autorité.

Sa mort met en deuil tout le département.

 « M. de Launay, homme politique, avait des adversaires, inévitablement, mais ses plus ardents contradicteurs étaient obligés de rendre hommage à ses mérites. Républicain sincère, mettant en pratique ses tendances démocratiques, M. de Launay était la tolérance même. Aussi, tout sectarisme l’affligeait. Ses convictions religieuses étaient aussi profondes que sincères… La vie de M. de Launay fut celle d’un honnête homme dans toute la force du terme et d’un citoyen exemplaire… M. de Launay était un érudit, un savant, un lettré, et comme tous ceux dont les connaissances profondes et généreuses font autorité, il était un modeste… ». 

Il était Chevalier de la Légion d’honneur.  




Monument dans le Jardin du Beffroi – Boulevard Carnot à Troyes (10)

Le Comte Adolphe de Launay

Buste du Comte Adolphe de Launay (1854-1927), par Auguste Suchetet (1854-1932), sculpteur aubois, en 1930. Le Comte de Launay était député, membre du Conseil général de l’Aube, agronome et défenseur de l’agriculture auboise.

 Inscriptions

HOMMAGE / À Mr LE COMPTE / A. DE LAUNAY / DÉPUTÉ / CONSILLER GÉNÉRAL / ANIMATEUR ET DÉFENSEUR / DE L’AGRICULTURE AUBOISE // SA VIE / FUT TOUTE DE DÉVOUEMENT / À LA CHOSE (?) PUBLIQUE // 1854-1927

 Historique

À L'ORIGINE Le buste du comte de Launay surmontant la statue d'un agriculteur avec sa charrette se trouvait dans un jardin public place de la gare.

Le buste, l’agriculteur et sa charrette sont fondus sous le régime de Vichy en application de la Loi (octobre 1941) sur la récupération des métaux non ferreux. Après-Guerre : seul le buste a été remplacé en 1951, grâce à un moulage réalisé avant l'enlèvement.

 

 

 

jeudi 30 mai 2024

Recettes champenoises

 


La soupe aux choux et la potée champenoise

Ce n’était pas un plat bien compliquée à faire, il représentait un avantage pour la ménagère : une fois mis en route, elle pouvait aller faire « ses ouvrages pa’la cour » sans soucis. Le pot, soit pendu à la crémaillère, soit posé en avant de l’âtre, devant sur les braises, cuisaient tout doucement et ne demandait plus aucun soin. Cette potée était la base de la nourriture rurale de cette époque.

Il fallait, la veille, mettre un morceau de porc salé, dans un seau d’eau froide, pour que, durant toute la nuit, il perde, petit à petit, la plus grande partie de son sel.

Dès le matin, la fermière a mis le morceau à dessaler dans un pot de terre rempli d’eau froide. L’eau s’échauffe lentement et il faudra écumer avant l’ébullition. Pendant ce temps, notre Louise épluche un ou deux poireaux (autant de feuilles vertes que de blanc, il ne faut rien perdre) quatre ou cinq carottes, deux navets (en hiver, on les remplace facilement par du chou-navet, de l’espèce appelée aujourd’hui : rutabaga). Ici, on ajoutait encore un panais (pour son parfum, surtout car ce légume a une saveur très particulière que beaucoup de personnes n’apprécient pas). Et lorsque l’eau bout, débarrassée de son écume, on y plonge cette première fournée de légumes, et on laisse cuire tranquillement… une heure et demi ou deux heures pour le moins !

Revenue de ses travaux de la basse-cour, la fermière peut alors penser à la deuxième série : chou et pommes de terre. Un beau chou bien pommé dont on épluche et ôte les premières feuilles vertes : celles-ci seront utilisées néanmoins ; mais la pomme du chou ne sera pas détaillée : seulement coupée en deux pour être plus facilement débarrassée de son trognon, elle ira dans le pot, accompagnée des grosses feuilles du tour un peu broyées dans les mains ; de nouveau , au moins une bonne heure de cuisson ; là, notre cuisinière va vérifier la cuisson de son salé : il est probablement à point ; elle l’enlève donc sur une assiette, et le remplace par quelques pommes de terre… : non pas des pommes de terre à fricot, qui, dans ce plat se montreraient trop fermes et mêmes dures ; mais plutôt des espèces champenoises : Beauvais ou équivalentes ; il s’agira de surveiller leur cuisson car, celle-ci atteinte, le tubercule se déliterait facilement. Cuites à point, elles seront veloutées et s’écarteront en croulant sous la fourchette.

Cette fois, tout est fini, on peut servir.

D’abord, dans la soupière, la ménagère a coupé de larges tranches de ce gros pain de ménage fariné, bien en mie. (Où sont nos baguettes et flûtes modernes ?) Sur ces tranches, avec la poche, elle verse le bouillon de cuisson aux larges yeux.  Puis dans un plat, elle dispose les légumes et couronne le tout du morceau de salé remis à doucir quelques instants pendant qu’on dégustait la soupe aux choux. Le lard rose tremblote.

Le fumet emplit toute la cuisine. Mais où sont les potées d’antan ?

 



Plantes et remèdes de bonnes femmes

 


Des plantes pour guérir

Remèdes de bonnes femmes

 

Il était une fois, un chien et un chat. Tous deux se sentaient mal-à-l’aise, leur estomac se refusait à digérer. Ils se mirent en quête dans la prairie… d’instinct le chien se mit à manger du chiendent tandis que le gros minet mastiquait son herbe-à-chat.

Il y a quelque cinq millions d’années, notre grand-père australanthropien devait faire de même. D’instinct il savait, lui aussi reconnaitre les « herbes médecines » qui soulageaient ses maux.

Aujourd’hui « grâce à » la civilisation, notre flair est incapable de discerner un bon champignon d’une amanite morelle ! Nous sommes, doucement, devenus de gentils lapins de clapier qui ingurgitons sans hésitation notre fatal « réveil matin »… cette civilisation, dont nous sommes souvent trop fiers nous fait oublier qu’il y a des millénaires, des hommes savaient, guérissaient, opéraient, n’hésitaient pas à réduire les fractures, à trépaner même, en usant simplement des possibilités que la nature leur offrait.

Une nature que ces sauvages primitifs ne savaient pas encore polluer à coup de produits scientifiquement élaborés…

Mais le jour n’est peut-être plus très loin où les savants réunis en congrès scientifique dévoileront solennellement une plaque de marbre noir où l’on aura gravé en lettres d’or :

« En l’honneur des sorciers que nous avons brûlés parce qu’ils savaient depuis des siècles et des siècles ce que nous vous démontrons aujourd’hui ».

Il ne reste qu’à souhaiter que ce jour-là, un sorcier, un vrai, se cache encore dans le peuple des hommes pour transmettre son initiation millénaire … aux savants.

  

DES PLANTES POUR GUÉRIR

Herbes de sorcières

La médecine par les plantes relève de différentes pratiques. Certaines tiennent compte d’une propriété chimique qui servira de thérapeutique. D’autres de son aspect physique qui agira par mimétisme. D’autres encore feront matérialiser des « pouvoirs » occulte ou astrologiques. D’autres enfin auront pour support le « symbole » attribué au végétal.

Toutes ces méthodes sont souvent liées et font que le « sorcier », le « guérisseur », le « maugeux » agit le plus souvent par « phyto-magico-thérapie ». Si l’on ajoute à cela les interférences religieuses et le caractère secret de l’enseignement, de l’initiation, on comprendra aisément l’aspect étrange et complexe de cette « médecine ».

Ajoutons enfin qu’elle est toujours restée l’apanage du « peuple ». Ceci suffisait donc pour qu’elle soit déconsidérée, négligée et condamnée par les hommes « hautement civilisés » du XIXe siècle…

Phytothérapie et aromathérapie

Nous avons sciemment voulu dissocier ces « médecines » et ne traiter présentement que la thérapeutie chimique. Celle-ci est aujourd’hui subdivisée en deux classes :

« Phyto et aromathérapie ».

Si l’un et l’autre de ces traitements sont médicalement reconnus, il ne faut pas les confondre.

La science de l’aromathérapie est exacte. Elle s’appuie sur des principes actifs connue et reconnues et fait l’objet d’une industrie pharmaceutique. Mais elle ne pouvait être que difficilement abordable par nos ancêtres car elle exige des techniques très complexes et  souvent de création récente. C’est grâce à elle que l’on peut produire des extraits, des intraits, des huiles essentielles et des essences.

La phytothérapie ne peut pas encore être considérée comme une science exacte. Elle met en jeu trop d’aspects inconnus des plantes. En outre, lorsque l’on sait que le sol, la lumière agissent considérablement sur la « pousse » de la végétation, on comprendra que les « dosages » ne peuvent être que très relatifs. Encore ne tient-on pas compte de la « pollution »… On peut donc admettre que les infusons agissent « grosso-modo » comme prévu mais, sans plus. Ceci n’empêche que de nos jours, il est encore et toujours bon de connaitre les « vertus » des « simples ». Ne serait-ce que pour ne pas s’empoisonner !

Préparation et « posologies »

Le moyen le plus direct et le plus rapide pour absorber les composants chimiques d’une plante, c’est évidemment de la manger. C’est ce que nous faisons couramment avec les légumes. Toutefois, ce système n’est pas toujours applicable, soit que les végétaux n’aient pas les qualités « gastronomiques » requises par notre palais, soit que leur résistance mette à l’épreuve notre dentition ou notre digestion.

Empiriquement toujours les anciens ont remarqué que ses principes actifs se concentraient différemment dans les parties de la plante et que même parfois certains éléments d’une mémé plante pouvaient causer des réactions opposées.

Il faut donc savoir préparer une tisane mais aussi connaitre le procédé de conservation de l’espèce choisie, cueillir judicieusement fleurs, feuilles, fruits ou racines et tenir compte de la période de l’année où la plante est « à point » pour ne pas chercher des « prunes fraiches en janvier » !

mercredi 29 mai 2024

Louise... disparition à Saint-André...

 

Jean Dupré - La fenaison vers 1895


Louise…  un fait divers, d’une autre époque… à Saint-André

On recommandait en ces temps-là,  aux enfants,  de ne pas aller trop loin dans les terrains plus ou moins marécageux de la Vienne. On leur demande surtout de n’aller pas trop loin, du côté de la fontaine Saint-Martin. La vieille histoire de « la Louise » les en aurait d’ailleurs dissuadés.

C’était une enfant comme les autres, comme ils étaient presque tous, à la campagne, en ce temps-là. De famille pauvre, très jeunes, ils devaient participer à la vie et au travail de la famille.

Dans la mesure de leurs moyens, sans doute, mais quel est l’enfant de nos villages qui n’employait pas ses jeudis, ses soirées, ses vacances à garder la vache dans les prés, à glaner derrière la voiture gerbière après qu’on avait ramassé les gerbes, à soigner volailles et lapins ?

Louise ne pouvait échapper à la condition commune. Aussi ne trouvait-elle pas extraordinaire que sa maman l’envoie régulièrement à l’herbe « pour les lapins ».

Ce n’était pas parce que sa mère était restée seule après la mort de son père, c’était parce qu’on avait l’habitude que les enfants ne restent « jamais sans rien faire ». D’autant plus qu’ils pouvaient se rendre utiles.

Aussi, ce jour-là, Louise était-elle partie dans la campagne environnant chercher une gironée d’herbe pour les lapins qu’élevait sa maman.

Saint-André n’était alors qu’un modeste village assez éloigné de la ville. La campagne était vaste autour des quelques chaumières qui accompagnaient l’importante abbaye de Montier-la-Celle. Des travaux n’avaient pas encore été entrepris pour canaliser les nombreuses Viennes qui traversaient le territoire et qui en faisaient un immense et traitre marécage.

Louise était donc partie à la recherche des panais, des plantains, des séneçons et autres végétaux dont les lapins sont toujours restés friands.

Elle n’était pas seule. C’est bien connu : les enfants de nos campagnes se sont toujours entendus pour se trouver dans la nature, à la croisée du dernier chemin, pour rire et s’amuser ensemble, quittes à poursuivre ensuite la chèvre ou la vache qui s’étaient échappées, quitte à précipiter la cueillette de l’herbe, avant de regagner la maison.

C’est bien ce qui se passa ce jour-là !

Après avoir bien musé, les enfants s’avisèrent qu’il se faisait tard. Brusquement, ils se séparèrent pour vaquer chacun à ses occupations.

On pense que Louise se dirigea tout de suite vers les endroits qu’elle connaissait bien pour lui fournir en abondance les herbes appropriées. C’étaient des lieux qu’elle avait l’habitude de fréquenter. Elle savait aussi les coins dangereux, ceux où elle aurait pu prendre pied et s’enliser. Elle renait garde de n’aller que là où la terre était ferme, quitte à s’assurer d’une main, à la basse branche d’un arbre quand elle avait à cueillir une herbe sur une rive incertaine.

Elle connaissait cette terre par cœur pour l’avoir tant et tant de fois pratiquée.

Et pourtant…

Louise n’était pas rentrée ce soir-là.

 Alors que toutes les autres fillettes et les autres garçons étaient, depuis longtemps, de retour. C’est la raison pour laquelle la maman de Louise s’inquiétait.

Qui décida de s’en aller à la recherche de son enfant.

Sitôt qu’elle fut à proximité de l’entrelacs formé par les nombreux canaux des Viennes, alors que la nuit tombait, l’angoisse l’étreignit devant ce marais qu’elle avait, elle aussi, maintes fois traversé.

Comme elle n’y voyait plus guère du fait que la nuit tombait, elle prit le parti d’appeler.

« Louise, Louise, Louise… » criait-elle à tous les échos. Et ceux-ci lui répondaient « Ouise, ouise, ouise… » d’une voix morne et désolée.

De la fillette, point de réponse.

Affolée, la maman allait, droit devant elle, toujours criant le nom de Louise.

Inlassablement, elle s’entendait répondre : « Ouise, ouise… »

Quand son pied buta sur un ballot d’herbes.

C’était le devantié de la fillette aux trois quarts plein. Il lui fallut se rendre à la triste évidence, Louise avait disparu… Et nul ne la retrouva plus.

Voilà pourquoi la contrée marécageuse des « Ouises » rappellera longtemps encore le souvenir de la fillette qui disparut en allant à l’herbe. Voilà pourquoi les petits enfants du grand-père n’osaient s’aventurer trop loin du côté des Viennes. Il leur avait raconté la triste aventure de « la Louise » afin justement, de leur inspirer la criante salutaire des endroits dangereux.

Louise disparue en 1855


Saint-André les Vergers... Hier

Chez Dupuy auberge créée vers 1810 par la famille de ma Gd mère paternelle

 L’Ancien Saint-André, aujourd’hui Saint-André-les-Vergers

L’étude du cadastre (celui de 1870 révisé en 1958 et celui de 1828), l’observation des voies de communications et des différents lieux-dits de la commune nous donnent une étude assez précise du village tel qu’il existait au XVIIIe et du début du XIXe siècle.

La partie basse de Saint-André (qui occupe une surface importante) était couverte par un marais qui gênait considérablement le développement de la vie rurale de l’agglomération et ses relations avec la ville voisine.

Un plan ancien nous permet d’avoir une plus juste idée de l’importance de ce marais. Nombre de lieux-dits en attestent l’existence :

Rue du gué : (rue Médéric) endroit dans le marais où l’on peut passer à pied sec

Rue de la Grande Planche : (rue Jeanne d’Arc) , accès à Troyes

Lieudit La Grande Planche : difficile à cause des marécages, les Grandes planches permettaient de sortir du marais.

Les Ouises : voir LOUISE

Les Suivots : (chemin et lieudit) chemin qui contourne le marais

L’Ile Germaine : Elle émerge au-dessus du marais. Appellation en souvenir de Saint-Germain d’Auxerre qui aurait rencontré Saint Loup à cet endroit.

Rue du Pont aux prêtres : passage entre l’habitation des prêtres et l’église

Chemin des Marivots : chemin dans le marais

D’autres lieux-dits sont le reflet des activités rurales des habitants de Saint-André

La Linchère (le chemin des Roises) les trous d’eau où l’on faisait rouir le lin

Les Vignots. Moque bouteille : lieux plantés de vignes. Ces vignes produisaient, disaient les moines, un vin de mauvaise qualité. [La vigne a disparu à St André]

Les Vieux Cortins : Les cortins désignent l’endroit où l’on trouvait des jardins maraîchers

Cliquat : Moulin à aubes, sur les ruisseaux, à la limite avec La Rivière de Corps. Le cliquetis des engrenages a donné son nom au lieudit.

 

Quelques-unes de ces appellations font état d’activités liées à la proximité de l’Abbaye :

Les tuileries. Rue du four : (aujourd’hui rue de la République) Les vastes bâtiments monastiques, avec leurs églises et chapelles, auxquelles s’ajoutaient des celliers, des écuries, des forges et autres habitations diverses, exigeaient briques, tuiles et faitières. Il était donc habituel de voir des tuileries s’installer à proximité des grandes abbayes du Moyen-Age.

La Fourche aux Moines : terrains cultivés

Les Vergers : entre le Bas Clos et l’Abbaye de Montier-la-Celle, terrain fertile planté de fruitiers

Les Bas Clos : Pâtures entourées de haies en clôtures, situées entre la route d’Auxerre et la rue Thiers. Dans ces prés, on allait conduire les moutons et les vaches

Les Hauts Clos : c’est l’endroit le plus élevé du village, près de Troyes. L’Hôpital de Troyes ouvert en 1961 se nommait Hôpital des Hauts Clos. Il a été rebaptisé le 28 septembre 2018 : Hôpital Simone Veil.

 

LIEUX-DITS DRYATS

Lieux-dits de Saint-André

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